Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
19 avril 2006 3 19 /04 /avril /2006 16:56
Lors de nos premières rencontres, nous avons travaillé les complexes familiaux dans la formation de l'individu. Effectivement, ceux-ci ont un rôle organisateur dans la causalité psychique. Ils se comprennent par leurs références à l'objet comme représentation inconsciente, comme imago.
Il s'avère que chaque expériences rencontrées dans cette traversée des trois complexes sont nécessaires. A la fois par les réaménagements qu'elles suscitent, mais aussi par ce qu'elles déterminent dans le devenir du sujet.
Si il n'en passe pas par là, le sujet est rapté dans ce que Freud appellera pulsion de mort, dans le retour à l'inanimé.
La liquidation du complexe est ainsi constitutive mais n'advient pas pour tous sujets.
Donc trois temps:
- le complexe de sevrage
Ce temps fixe dans le psychisme, la relation de nourrissage.
L'enfant-en raison de son immaturité physiologique- est l'objet des soins de la mère, sinon il meurt. Ensuite, il s'agit pour le sujet de s'extraire de ce qu'on peut appeler un réel.
- le complexe d'intrusion
Comme temps de fondation de l'imaginaire. A ce stade s'ébauche la reconnaissance d'un autre comme objet, la reconnaissance d'un rival.Il y a identification à l'autre, c'est par le semblable que le Moi s'installe. C'est aussi le moment où le masochisme primaire s'inscrit comme instinct de mort. Un moment traité de façon dialectique par le Fort-Da, le jeu de la bobine, avec dans le battement l'apparition du signifiant.
- le complexe d'Oedipe
Comme temps constitutif du symbolique et comme celui qui introduit la dimension du fantasme. C'est le heurt du désir au manque réel et à la sexualité.
La jouissance de l'objet convoité, en l'occurrence la mère, ne pourra jamais advenir. C'est l'objet perdu pour les deux sexes. Le complexe ici, est aussi le ressort de la répression qui se traduira par la constitution du noyau le plus archaïque du Surmoi. Ou par ailleurs, par la sublimation de la vérité.
Chaque issue des différents complexes se révèleront bien singulières:
Soit Hans, dont le père transmet une version paternelle bien singulière, et qui deviendra le "chevalier servant" créateur d'opéras. Ou Leonard de Vinci et la question de la sublimation poussée à son acmé.

Nadine Quévy

Concernant les complexes familiaux :

Puisque notre question est aussi celle qui concerne la fonction paternelle dans la clinique, je relèverai que le troisième temps du complexe , le complexe d’Oedipe, est ce temps où se creuse dit Lacan une certaine profondeur affective de l’objet , un temps qui contribue à la constitution de la réalité.
Cela souligne me semble-t-il que les liens familiaux et les complexes disent la causalité psychique constitutive de la réalité.
Si le père est désigné dans ce complexe comme offrant au sujet une voie d’identification nouvelle et de sublimation, c’est parce qu’il est une alternative en quelque sorte aux identifications primordiales en jeu dans les deux autres complexes. Il donne dit lacan à la fonction de sublimation sa forme la plus éminante. Il se propose donc au sujet comme un Autre Autre en quelque sorte, là où il rencontre que le premier objet investi, la mère, et encore elle dans le complexe d’Œdipe, il ne peut l’atteindre : la jouissance est perdue à jamais, elle ne peut être que retrouvée.
Ainsi l’interdit rencontré et sa transgression ordonnée, articulée à l’imago paternelle, introduit non seulement la loi dans le désir mais aussi le désir dans la loi.
Non sans le père qui incarne ce réel rencontré par le sujet.
Mais dit Lacan, c’est le parent du même sexe qui lui apparaît à la fois comme l’agent de l’interdiction sexuelle et l’exemple de sa transgression .Pour le garçon c’est donc le père, pour la fille c’est la mère. Cette fonction est donc portée par les deux parents. Le père vient juste l’incarner.

Monique Vlassembrouck


Partager cet article
Repost0

commentaires

Articles Récents