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3 mars 2007 6 03 /03 /mars /2007 22:57
Les  Ateliers du CRIPsa à Charleroi

Quatrième Atelier : Les structures de la famille, hier et aujourd'hui

Samedi 24 mars 2007
9h30-11h : Guy de Villers, La place de l’enfant dans le lien familial à l’heure hypermoderne
Le retour à Freud opéré par Lacan doit beaucoup au structuralisme de Claude Lévi-Strauss et de Roman Jakobson. L’approche de la famille comme structure qui noue alliance et parenté a permis une relecture de l’Œdipe freudien en termes d’opération métaphorique. Toutefois, à l’heure de l’hypermodernité, des mutations profondes affectent le régime des familles. Elles appellent une révision en profondeur de son abord psychanalytique en mettant en évidence la place de l’enfant comme objet de jouissance là où ça manque dans l’Autre.

11h30-13h : Atelier de lecture sur « Les complexes familiaux » de Jacques Lacan (1ère partie)

14h-16h : Nadine Page, La famille contemporaine, un résidu?
Notre époque est le témoin de mutations profondes des formes de la famille, qui atteignent jusqu'à la différenciation, notamment des fonctions de père et de mère. Quels en sont les enjeux, et les effets sur la constitution des symptômes; c'est ce que nous nous proposons d'explorer.
Samedi 28 avril 2007
9h30-11h : Alexandre Stevens, La psychanalyse n'a rien contre l'homoparentalité
Il arrive que des psychologues, parfois même des psychanalystes, deviennent moralistes. Ils disent alors qu'il est nécessaire pour les enfants de disposer d'identifications sexuées claires et que le rôle du père et de la mère doivent rester tels qu'écrit depuis toujours dans l'Oedipe. Mais ces psychologues-là ne voient pas que la société évolue. Rien du point de vue psychanalytique n'objecte à l'homoparentalité, ni une théorie des identifications, ni la nécessaire fonction paternelle. La seule question que la psychanalyse pose à l'homoparentalité : il y a-t-il dans votre couple une altérité radicale ou une tendance au même ?

11h30-13h :  Atelier de lecture sur « Les complexes familiaux » de Jacques Lacan (2ème partie)

14h-16h : Jean-Claude Encalado, Un mariage symptomatique
Il y a une connexion entre l’histoire du mariage et les fonctions du symptôme. Le symptôme traite l’intrusion de la jouissance brute dans le corps, répond à l’absence d’écriture du rapport sexuel, et invente un lien social. L’histoire du mariage (dans le droit romain, le droit canonique, le code civil et le pacs) est elle aussi une innovation, est une élaboration symbolique, juridique, qui, dans un même mouvement, traite la jouissance du corps et invente un lien social.

Quand on considère le mariage sur la longue durée, on constate ceci : le mariage selon le droit romain est un contrat dont l’élément central et dissymétrique est le Paterfamilias ; le mariage selon le droit canonique trouve son fondement dans sa référence à l’Autre divin, et les litiges seront réglés par la juridiction exclusive de l’Eglise. Or, après l’avènement du protestantisme, au XVIème siècle, après l’accroissement de la puissance des juridictions séculières, au XVIIème siècle, après la virulence des attaques des Lumières contre la religion, au XVIIIème siècle, le mariage va être progressivement comme décroché de sa référence canonique à l’Autre divin et de sa référence romaine au Paterfamilias. Ce au point que le mariage civil seul sera considéré comme mariage légitime, tandis que le mariage religieux sera, quant à lui, relégué au statut de fête. Le XXème siècle vérifie les conséquences de décisions prises lors de la Révolution française.

Depuis trente ans, nous assistons à d’autres modifications. Il ne s’agit pas seulement de l’augmentation des divorces, ni de la réduction de la durée des mariages, ni des remariages et des recompositions familiales. Il s’agit de quelque chose d’inédit dans l’histoire des civilisations, et qui touche à ce que Lévi-Strauss appelle la structure de parenté. Il s’agit du mariage homosexuel et des nouvelles pratiques de la conception rendues possibles par la PMA.

La structure de parenté nouait lien symbolique et lien biologique. La conception d’enfants, lien biologique, était conséquente à la relation sexuelle entre un homme et une femme, relation sexuelle encadrée dans tout un système symbolique, système symbolique qui définissait le lien symbolique (à défaut de quoi, cette relation sexuelle était taxée de « fornication », et l’enfant d’« illégitime »).

Or, aujourd’hui, le mariage homosexuel touche à cette structure de parenté. Il évite la différence des sexes, et dénoue lien biologique et lien symbolique. Par là, il se révèle être un traitement symptomatique inédit du non rapport sexuel.


Samedi 12 mai 2007
9h30-11h : Jean-Louis Aucremanne,  Drogues et liens familaux
Tel était le thème de la dernière Conversation du TyA à Bruxelles.
« Les liens familiaux sont souvent au cœur de la pratique avec des sujets dépendants, tant par la place qu’ils occupent dans les dires de ces sujets que par les problèmes concrets qui s’y rattachent : conflits ou ruptures avec la famille d’origine, usages de drogues au sein d’un couple ou d’une famille, difficultés que rencontrent les enfants de parents toxicomanes ou les parents de consommateurs » (Extrait de l’argument)
En repartant des présentations cliniques de cette conversation et de textes de Freud et de Lacan, nous essayerons de tirer quelques enseignements pour la psychanalyse appliquée à l’alcoolisme et à la toxicomanie.

11h30-13h :  Atelier de lecture sur « Les complexes familiaux » de Jacques Lacan (3ème partie)

14h-16h : Marie-Françoise De Munck, Société traditionnelle et fonction paternelle
Nous tenterons une approche de la fonction paternelle au regard d'une société traditionnelle particulière : les Peuls Wodaabé du Niger. De nos jours encore, cette ethnie a gardé des traditions ancestrales. Les relations familiales se caractérisent par des tabous très importants. De ce fait, les Wodaabé sont aussi appelés "le peuple du tabou". Quels enseignements et quelles interrogations pouvons-nous formuler dans la confrontation de repères familiaux qui, sous certains aspects,  peuvent
sembler très éloignés des nôtres ? Tradition et fonction paternelle recouvrent-elles les mêmes attributions ?


Lieu : Centre de recherche et d’intervention en psychanalyse appliquée (CRIPsa) - 33, rue Huart Chapel à Charleroi
Inscription : Le nombre de places est limité à 20 participants par Atelier.
Paiement : 150 euros par Atelier. Versement à effectuer sur le compte n° 360-0409591-63 en indiquant en communication l’Atelier choisi. Coordonnées à renvoyer à l’adresse ci-dessus ou par e-mail : cripsa@ch-freudien-be.org
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