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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 23:16

Exposition de peintures de l’atelier

Arts plastiques du 94

Vernissage le samedi 24 novembre 2007 de 16h30 à  18h00

 

Au CRIPSA, 33, rue Huart Chapel à Charleroi (près de l'hopital civil). Tél : 0475/36.50.19

 

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8 juin 2006 4 08 /06 /juin /2006 23:03
 

Un soin paternel : expression utilisée par Jacques Lacan dans R.S.I .L’association n’est pas fréquente. On trouve bien plus souvent le duo soin maternel.

Comment différencier ces deux binaires et préciser ce que désigne « soin paternel », lequel est partie de la fonction paternelle ? 

 Le « Robert », quand il fait découler le mot « soin » du verbe soigner conduit à l’idée de soins corporels, ce qu’on traduit par la fonction de « nursing ».Mais il donne comme sens premier à ce mot celui de « préoccupation qui inquiète, qui tourmente,effort qu’on se donne pour obtenir ou éviter quelque chose ; avoir, prendre soin, penser à , s’occuper de » :il s’agit alors de façon plus large d’une prise en charge, de l’exercice pointilleux d’une responsabilité.

Une ligne maîtresse du texte des Complexes familiaux de Lacan est l’opposition entre les conduites instinctives et tout ce qui est fruit de la culture : l’homme est un animal dénaturé. Cependant il considère que les soins maternels, du moins ceux des premiers temps de l’enfant sont proches d’ une conduite instinctive .« Si,en effet, la famille humaine permet d’observer, dans les toutes premières phases des fonctions maternelles, par exemple, quelques traits de comportement instinctif identifiable à ceux de la famille biologique, il suffit de réfléchir à ce que le sentiment de la paternité doit aux postulats spirituels qui ont marqué son développement pour comprendre qu’en ce domaine les instances culturelles dominent les naturelles ,au point qu’on ne peut tenir pour paradoxaux les cas où, comme dans l’adoption, elles s‘y substituent (p24 autres écrits) »

Une autre insistance est la distinction entre la personne et la fonction : Lacan parle déjà de la paternité et de la maternité comme de fonctions distinctes de l’être biologique qui  les supporte.

 « La fonction de résidu que soutient la famille conjugale dans l’évolution des sociétés, met en valeur l’irréductible d’une transmission ( ) impliquant la relation à un désir qui ne soit pas anonyme. C’est d’après une telle nécessité que se jugent les fonctions de la mère et du père. De la mère : en tant que ses soins portent la marque d’un intérêt particularisé, le fût-il par la voie de ses propres manques. Du père : en tant que son nom est le vecteur d’une incarnation de la loi dans le désir. »

 Le mot soin désignerait alors la mise en actes de la fonction : soins plus proches de l’instinct, se rapportant au bien-être du corps, mais de façon particularisée, en ce qui concerne la fonction maternelle, rôle davantage marqué par la culture pour la fonction paternelle.

Cette dernière connaît, 2 pics, d’une part,dans la petite enfance, d’autre part au temps de l’adolescence Et elle agit en deux vecteurs :l’interdit entre la mère et l’enfant, qui a pour résultat l’introduction de la loi dans le désir et, pas moins important, le « oui  »  au plaisir, à la vie.

 Dans son commentaire de l’ « Eveil du printemps », Mr Stevens a souligné combien l’invitation à vivre incarnée dans cette pièce par 2 figures, l’une féminine, l’autre masculine était représentative de la fonction paternelle.

Cette illustration vient bien éclairer la question posée : d’une part, la fonction en œuvre est indépendante de son support : la fonction paternelle est incarnée aussi bien par une femme et un homme. De même la fonction maternelle. Et il peut y avoir alternance.

 Mais il importe que soit toujours présente comme en chiasme l’autre fonction, laquelle vienne barrer ce qu’il y aurait de jouissance débridée dans le lien.

On voit alors que la question des familles décomposées, recomposées se simplifie : elles peuvent bien fonctionner, pour autant qu’il y ait toujours en tierce l’autre fonction. 
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4 mai 2006 4 04 /05 /mai /2006 21:44
L'atelier du 9 mars nous a vus débattre d'un sujet très "cuisant": nous avons cherché comment y faire avec la montée de la violence verbale, particulièrement chez les jeunes. Situer l'injure, chercher, certes, ce que nous en dit Lacan, mais surtout à quelles impasses nous sommes confrontés dans la pratique. J'en retiens quelques points. Il en va de l'injure comme du witz : l'injure prend sa force de qui se l'applique, parfois de façon toute imaginaire, voire hallucinatoire. Pourquoi des paroles peuvent-elles "faire destin" qui semblent anodines? Et entendre l'intention de l'émetteur, questionner cette intention peut déplacer la question. A été évoquée ainsi la fonction boomerang : celui qui émet des obscénités, que dit-il de lui-même, de ses difficultés? La parole est une arme, avec laquelle on peut faire vaciller l'autre dans ce qui le tient, dans ce qui fait pour lui point de capiton. Mais, si on ne laisse aucun exutoire verbal à l'agressivité, le passage à l'acte, c'est-à-dire la violence physique peut faire éruption. Ce qui découle surtout de nos échanges, c'est l'importance de prendre au cas par cas, d'entendre, de questionner, avant que de stopper, ce qui est parfois nécessaire. 

Nous nous retrouverons le 11 mai de midi à 14 heures, pour un nouvel échange. A chacun de venir avec sa pratique, ses questions, ses trouvailles : circulation de paroles, d'idées et plaisir de rencontres.

Pour l'équipe de CRIPsa,
MJ Brichard
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19 avril 2006 3 19 /04 /avril /2006 16:56
Lors de nos premières rencontres, nous avons travaillé les complexes familiaux dans la formation de l'individu. Effectivement, ceux-ci ont un rôle organisateur dans la causalité psychique. Ils se comprennent par leurs références à l'objet comme représentation inconsciente, comme imago.
Il s'avère que chaque expériences rencontrées dans cette traversée des trois complexes sont nécessaires. A la fois par les réaménagements qu'elles suscitent, mais aussi par ce qu'elles déterminent dans le devenir du sujet.
Si il n'en passe pas par là, le sujet est rapté dans ce que Freud appellera pulsion de mort, dans le retour à l'inanimé.
La liquidation du complexe est ainsi constitutive mais n'advient pas pour tous sujets.
Donc trois temps:
- le complexe de sevrage
Ce temps fixe dans le psychisme, la relation de nourrissage.
L'enfant-en raison de son immaturité physiologique- est l'objet des soins de la mère, sinon il meurt. Ensuite, il s'agit pour le sujet de s'extraire de ce qu'on peut appeler un réel.
- le complexe d'intrusion
Comme temps de fondation de l'imaginaire. A ce stade s'ébauche la reconnaissance d'un autre comme objet, la reconnaissance d'un rival.Il y a identification à l'autre, c'est par le semblable que le Moi s'installe. C'est aussi le moment où le masochisme primaire s'inscrit comme instinct de mort. Un moment traité de façon dialectique par le Fort-Da, le jeu de la bobine, avec dans le battement l'apparition du signifiant.
- le complexe d'Oedipe
Comme temps constitutif du symbolique et comme celui qui introduit la dimension du fantasme. C'est le heurt du désir au manque réel et à la sexualité.
La jouissance de l'objet convoité, en l'occurrence la mère, ne pourra jamais advenir. C'est l'objet perdu pour les deux sexes. Le complexe ici, est aussi le ressort de la répression qui se traduira par la constitution du noyau le plus archaïque du Surmoi. Ou par ailleurs, par la sublimation de la vérité.
Chaque issue des différents complexes se révèleront bien singulières:
Soit Hans, dont le père transmet une version paternelle bien singulière, et qui deviendra le "chevalier servant" créateur d'opéras. Ou Leonard de Vinci et la question de la sublimation poussée à son acmé.

Nadine Quévy

Concernant les complexes familiaux :

Puisque notre question est aussi celle qui concerne la fonction paternelle dans la clinique, je relèverai que le troisième temps du complexe , le complexe d’Oedipe, est ce temps où se creuse dit Lacan une certaine profondeur affective de l’objet , un temps qui contribue à la constitution de la réalité.
Cela souligne me semble-t-il que les liens familiaux et les complexes disent la causalité psychique constitutive de la réalité.
Si le père est désigné dans ce complexe comme offrant au sujet une voie d’identification nouvelle et de sublimation, c’est parce qu’il est une alternative en quelque sorte aux identifications primordiales en jeu dans les deux autres complexes. Il donne dit lacan à la fonction de sublimation sa forme la plus éminante. Il se propose donc au sujet comme un Autre Autre en quelque sorte, là où il rencontre que le premier objet investi, la mère, et encore elle dans le complexe d’Œdipe, il ne peut l’atteindre : la jouissance est perdue à jamais, elle ne peut être que retrouvée.
Ainsi l’interdit rencontré et sa transgression ordonnée, articulée à l’imago paternelle, introduit non seulement la loi dans le désir mais aussi le désir dans la loi.
Non sans le père qui incarne ce réel rencontré par le sujet.
Mais dit Lacan, c’est le parent du même sexe qui lui apparaît à la fois comme l’agent de l’interdiction sexuelle et l’exemple de sa transgression .Pour le garçon c’est donc le père, pour la fille c’est la mère. Cette fonction est donc portée par les deux parents. Le père vient juste l’incarner.

Monique Vlassembrouck


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22 février 2006 3 22 /02 /février /2006 00:03
Les mi-dits pour penser l'enfant autrement...

Lors d'une précédente rencontre, la question avait été abordée de l'escalade constatée,dans la violence
verbale ,chez les enfants, les adolescents. On est très loin des folkloriques éruptions du
capitaine Haddock!

L'actualité est exemplative des ravages que peuvent causer insultes, injures ou blasphèmes.
Comment appréhender ce mode d'agression, comment y réagir, que peut nous en dire le savoir analytique?
Nous vous proposons d'échanger sur ce thème, expériences, questions, impasses, cogitations,
trouvailles...

Pour CRIPSA,
MJ Brichard

Rendez-vous ce jeudi 9 mars,entre midi et quatorze heures,au "CRIPSA", rue Huart Chapel ,33 à Charleroi.

N.B. : pour les lecteurs de Lacan : une référence sur la question peut être trouvée dans le séminaire V,p. 471.
Il y commente brièvement un passage de l'"homme au rat" qu'on peut trouver dans le tome "Cinq psychanalyses", p. 233.
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8 février 2006 3 08 /02 /février /2006 22:19

Penser l’enfant autrement…

Nous travaillons en institution, en centre PMS ou en privé avec des enfants. Vous travaillez dans l’aide à la jeunesse, les IMP, dans les centre PMS, de santé mentale ou de guidance, dans des écoles comme enseignants ou éducateurs ou encore dans des crèches avec les tout-petits. Et si nous bavardions ensemble ?

Notre outil de travail est la psychanalyse. Il nous rappelle que c’est le réel de l’expérience du terrain qui compte pour nous enseigner et que la doctrine est lecture toujours à renouveler à partir de cette expérience. Les enfants ont affaire à la « précarité symbolique »[1] du monde peu civilisé des adultes, eux-mêmes soumis à la société de consommation massive et au déclin de la fonction paternelle. Cette précarité se manifeste de façon multiple : individus sans emploi stables ou stationnés au CPAS ou au chômage, atteints de « mal être », de dépressions, en manque de repères et sans projection dans l’avenir. Enfants livrés à la télévision et aux jeux vidéos, dans des mondes sans désir et sans horizons. Cette fragilité a pour conséquence une difficulté à tisser un lien social gratifiant ce qui peut mener à des situations d’errance à l’adolescence et à l’âge adulte.

Aucune solution universelle ne sera trouvée à cette conséquence de l’univers mondialisé. Nous voulons nous décaler par rapport à la volonté actuelle de maîtrise et de gestion efficace du mal-être humain et construire une résistance contre la tendance à l’évaluation, la quantification, la médicalisation et la simplification outrancière des symptômes de l’être parlant. Les seules solutions sont au cas par cas, un par un. La boussole de la logique subjective permet de répondre d’une façon plus juste à ces appels et ces souffrances et de favoriser un soulagement, une autre vision de la situation, une découverte signifiante.

Devant cette urgence sociale présente et pressante, nous vous invitons à créer un espace de conversation clinique où chacun, quelque soit sa formation et son orientation, est le bienvenu pour autant qu’il souhaite venir y partager ses questions et ses trouvailles avec les autres participants. Le pari est d’y opérer un bougé dans nos conceptions, nos visions, que ces échanges contribuent à un changement de point de vue, à faire vaciller un point de conclusion qui peut alors apparaître dans sa dimension de préjugé ou d’idéal. Le pari est de nous autoriser à y être bousculé de la bonne façon pour penser autrement l’enfant.

Rendez-vous les jeudis midis (de 12h à 14h), les 27 octobre, 1er décembre 2005, 26 janvier, 9 mars et 11 mai 2006 dans les locaux de CRIPsa, 33 rue Huart Chapel à Charleroi. Merci de nous confirmer votre participation.

 

L’équipe de CRIPsa,

Katty Langelez, Maïté Masquelier et Monique Vlassembrouck



[1] Selon l’expression d’Hugo Freda, psychanalyste et directeur du centre psychanalytique de consultations et de traitement à Paris.

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