Atelier 3 : La psychose ordinaire, un nouveau concept. Définition, pertinence et clinique.
Le samedi 16 février avec Daniel Pasqualin et Philippe Bouillot (9H30-16H)
Daniel Pasqualin : Psychose à l'ordinaire
C'est celle qui ne se voit pas de loin, comme l'extraordinaire, qui est la psychose déclenchée, délirante, "classique", comme celle de Schreber, étudiée par Freud, puis par Lacan. Ici, c'est la
psychose des petits hommes modernes, pour qui on ne peut pas toujours jurer qu'une fonction paternelle n'existe pas, d'une manière ou d'une autre, mais que l'on saisit plutôt à ses effets, soit
l'absence de signification phallique. Ici pas de déclenchement repérable, mais plutôt débranchements du sujet. Qu'est-ce à dire, sinon un retour souvent discret de la jouissance dans le
corps, une jouissance délocalisée, qui n'est pas traitée par le signifiant du manque. Nous examinerons alors comment traiter cette jouissance, car il n'y a pas lieu de dramatiser la psychose,
d'autres moyens que le phallus sont possibles, à ce carrefour du corps et du langage qui convoque toute la psychanalyse. Comment distinguer les phénomènes de corps ici présents de ceux de
conversion hystérique? Ceci pour les sujets qui se présentent à nous.
Pour le praticien aujourd'hui, l'élaboration sur la psychose ordinaire par J-A. Miller et les sections cliniques du Champ freudien en 98, témoigne ainsi du fait que la psychanalyse est
vivante, qu'elle n'est pas figée une fois pour toutes dans des textes canoniques, ce qui ne veut pas dire, qu'ils sont dépassés. Notre monde change, il changeait déjà quant à la place du père à
l'époque de Freud et c'est pour cela qu'il inventa la psychanalyse. Se réfugier dans la nostalgie du père serait une impasse pour le praticien d'aujourd'hui.
Philippe Bouillot : La psychose « ordinaire »
Qu’entendons nous au juste par là ? Serait ce une psychose moins « extraordinaire » que d’autres. A moins qu’elle ne soit plus « normale » que certaines qui seraient
plus « pathologiques ». Ou encore plus « fréquente » aujourd’hui qu’hier ? A partir de cas cliniques nous tenterons de préciser la pertinence actuelle. Et l’utilité de
cette approche de certaines formes discrètes de la psychose.
Le samedi 8 mars avec Monique de Villers et Marie-Françoise De Munck (9H30-16H)
Monique de Villers : De la psychose déclenchée à la psychose ordinaire
A partir de vignettes cliniques nous allons étudier les modes de stabilisation que le sujet psychotique met en place dans le cadre de la cure analytique.
Le samedi 19 avril 2008 avec Geert Hoornaert et Guy de Villers (9H30-16H)
Lieu : Centre de recherche et d’intervention en psychanalyse appliquée (CRIPsa)
33, rue Huart Chapel à Charleroi
Inscription : Le nombre de places est limité à 20 participants par Atelier.
Paiement : 150 euros par Atelier. Versement à effectuer sur le compte n° 360-0409591-63 en indiquant en communication l’Atelier choisi.
Coordonnées à renvoyer à l’adresse ci-dessus ou par e-mail : cripsa@ch-freudien-be.org
Sur le blog de cripsa http://cripsa.over-blog.com vous trouverez les programmes et des textes ou extraits d'interventions faites dans le cadre des formations. Pour être tenu informé des
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