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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 00:32

Les Ateliers du CRIPsa à Charleroi

Troisième Atelier : Qu’est-ce qui se cache derrière les TOC ?

Mardi 27 février 2007

9h30-11h : Alexandre Stevens, Conférence d’introduction

Les TOC, troubles obsessionnels compulsifs, sont souvent présentés comme un nouveau symptôme dans la clinique contemporaine. En fait, ce qui est nouveau c’est de prendre la manifestation symptomatique par son bout le plus apparent, celui du comportement ou du phénomène visible. Alors que si l’on écoute les sujets qui présentent ces TOC on y découvrira des positions subjectives totalement différentes. Tel présente des symptômes obsessionnels caractérisés par leur mode défensif, alors que tel autre essaye de contrôler l’envahissement par sa psychose à l’aide de ritualisations. Mais pour s’en apercevoir il faut passer d’une clinique du regard à une clinique du discours.

11h30-13h : Katty Langelez, Clinique freudienne des TOC

Déjà chez Freud on trouve des cas très élaborés de troubles obsessionnels compulsifs qu’il étudie, décortique, et lit avec une très grande finesse, véritable enquête d’un Sherlock Holmes. Nous reprendrons ensemble cette lecture clinique passionnante.

14h-16h : Marie-Françoise De Munck, Ordre du monde et commandement

Les TOC apparaissent comme des comportements qui s'imposent au sujet. Sont-ils une soumission des sujets à un impératif extime ou visent-ils à introduire un ordre dans le monde ? Ces questions nous serviront de fil pour la lecture de divers cas cliniques.

 
Jeudi 8 mars 2007
9h30-11h : Monique de Villers, La fonction des TOC dans la névrose et dans la psychose
Dans la névrose obsessionnelle, les troubles compulsifs sont à déchiffrer comme des symptômes,
à savoir des manifestations d'un conflit psychique entre le désir et l'interdit.
Le symptôme, en effet, noue la jouissance et la chaîne signifiante.
Nous nous réfèrerons au cas de Freud : L'homme aux rats (dans Cinq psychanalyses),
pour exemplifier cette thèse.
Dans la psychose, les TOC servent de suppléance à la forclusion
et constituent un traitement de la jouissance non mortifiée de l'Autre.

11h30-13h : discussion clinique avec les participants

14h-16h : Patrick Lejuste, Une destitution de notre savoir et de notre vouloir…

Gaétan, un résidant du Foyer, m’expliquera qu’actuellement il est dans une phase de « reconstruction ».   C’est comme s’il avait subi un choc physique qui nécessitait une remise en ordre. Et cette remise en ordre passe, pour l’instant, par un travail incessant de « vérification ». Cette modalité de reconstruction via la vérification a été nommée, par son entourage et par certains intervenants, de troubles obsessionnels compulsifs. Depuis lors, il se présente à nous par un « je suis toc ».

Les parents de Gaétan et ces mêmes intervenants l’ont invité à consulter un spécialiste de ce genre de troubles. Il nous a fait part du type de traitement qui lui est prodigué et a témoigné d’un certain étonnement. La manière de procéder du psychologue tenait du discours commun mais qui s’avère dénuée de tout recours pour Gaétan. Il s’agissait de dédramatiser ou d’utiliser une certaine légèreté. L’usage de la dédramatisation ou de la dérision peuvent alléger dans certains cas mais pour Gaétan cela semblait le précipiter dans sa solitude ou dans la perplexité. Il nous fallait repenser toute notre intervention étant donné l’impasse dans laquelle nous pataugions.

 
Jeudi 16 mars 2007

9h30-11h : Isabelle Robert, « Opérer sur le corps pour tenter d’opérer un corps. »

Le DSM IV qui a recensé les symptômes en tant qu’il s’agit de les éliminer, a isolé le TOC, soit le « trouble obsessionnel compulsif ». Un bref parcours sur Internet nous convainc que tous les moyens sont prévus pour les éradiquer : psychotropes, nombre définis de séances de comportementalisme voire neurochirurgie pour les plus résistants !

Ainsi Joan se lave les mains sans arrêt, se met à l’abri de la contamination par des rituels d’isolation, n’a de cesse de regarder son image dans le miroir, exerce compulsivement une pression sur ses tempes pour tenter de rétrécir son visage... Ces « tocs » ne sont pas sans comporter, pour lui, un caractère énigmatique et douloureux. La question qu’ils soulèvent se résume-t-elle à celle de leur éradication ?  Nous tenterons au contraire, au travers des dits et des pratiques mises en place par ce parlêtre, d’y lire rien moins qu’un traitement de l’insupportable, qu’une tentative de Joan d’opérer un corps, soit un organisme négativé, vidé de jouissance.

11h30-13h : discussion clinique avec les participants

14h-16h : Philippe Hellebois, Atelier de lecture

A partir de lectures tirées de la littérature contemporaine sur les TOC, nous proposons une réflexion et une critique clinique.

 
 
 

Lieu : Centre de recherche et d’intervention en psychanalyse appliquée (CRIPsa) - 33, rue Huart Chapel à Charleroi

Inscription : Le nombre de places est limité à 20 participants par Atelier.

Paiement : 150 euros par Atelier. Versement à effectuer sur le compte n° 360-0409591-63 en indiquant en communication l’Atelier choisi. Coordonnées à renvoyer à l’adresse ci-dessus ou par e-mail : cripsa@ch-freudien-be.org

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